
Au Luxembourg, comme ailleurs en Europe, la main d’oeuvre qualifiée dans certains secteurs d’activité manque. Pour pallier ce problème, le Grand-Duché a modifié en date du 1er janvier 2025 le régime fiscal des impatriés afin d’attirer des talents étrangers et favoriser un environnement propice à la croissance économique et à l’échange transfrontalier de talents. Une bonne nouvelle pour les talents mais aussi pour les employeurs et les recruteurs qui vont pouvoir proposer aux candidats des conditions en ligne avec ce que peuvent proposer d’autres pays européens. Dans cet article nous vous rappelons quelles sont les conditions pour bénéficier du régime fiscal des impatriés et quelles sont les nouveaux avantages 2025.
Nouveau régime fiscal des impatriés 2025 : ce qui a changé
Les avantages fiscaux tels que la prise en charge des frais de déménagement, de logement et la prime d’impatriation, sont supprimés au profit d’une exonération forfaitaire équivalente à 50 % de la rémunération annuelle brute. Toutefois, cette exonération ne s’applique pas aux versements déjà partiellement ou totalement exonérés, comme les primes de participation, les bonifications d’intérêts ou les avantages en nature. Elle est également soumise à un plafond de 400 000 euros de rémunération annuelle brute.
Qui peut bénéficier du régime fiscal des impatriés ?
Le régime fiscal des impatriés s’applique uniquement aux personnes considérées comme impatriées, à savoir :
- Les salariés détachés par une entreprise étrangère appartenant à un groupe international pour exercer une activité au Luxembourg au sein d’une filiale du même groupe.
- Les individus recrutés à l’étranger par une entreprise luxembourgeoise ou par une société basée dans un autre pays de l’Espace économique européen, en vue de travailler pour cette entité.
Les conditions à remplir par le salarié
Attention : Les salariés embauchés à l’étranger doivent être hautement ou spécifiquement qualifiés et doivent faire preuve d’expertise dans un secteur ou une profession où il y a une pénurie de candidats qualifiés au Luxembourg.Ils pourront ainsi bénéficier du régime fiscal des impatriés pour une période maximale de 8 ans.
Les critères à respecter pour les salariés optant pour le régime fiscal des impatriés
- Contribuer de manière significative à l’économie luxembourgeoise ou participer au développement de nouvelles activités économiques à forte valeur ajoutée.
- Avoir le statut de résident fiscal au Luxembourg.
- Ne pas avoir été résident fiscal luxembourgeois ni soumis à l’impôt sur le revenu au Luxembourg au cours des cinq années précédant l’embauche et ne pas avoir résidé à moins de 150 kilomètres de la frontière luxembourgeoise.
- Détenir une expertise technique avancée ou justifier d’au moins cinq ans d’expérience professionnelle spécialisée dans le secteur d’activité recherché par l’entreprise locale ou dans un domaine que celle-ci souhaite développer au Luxembourg.
Les critères s’appliquant aux personnes transférées au sein d’un même groupe
- 5 ans d’expérience ou 5 ans d’ancienneté au sein du groupe international
- Une continuité dans la relation de travail entre le salarié transféré et l’entité du groupe
- L’assurance de retourner dans l’entité étrangère une fois leur mission terminée
- Un contrat d’affectation du travailleur doit être établi entre les deux structures
Les obligations de l’employeur
Important : pour les entreprises établies au Luxembourg depuis plus de 10 ans, un maximum 30% de la main d’oeuvre de l’entreprise peut bénéficier du régime fiscal des impatriés. Les salariés concernés ne pourront pas remplacer d’autres employés non bénéficiaire de ce cadre fiscal.
Les critères de l’emploi à pourvoir
Pour être éligible au régime fiscal d’impatriation, le salarié doit:
- Bénéficier d’un salaire d’au moins 100 000 euros brut
- Faire de cet emploi leur principale occupation professionnelle
- Faire bénéficier l’entreprise de ses compétences rares et spécialisées
Nouveau ou ancien régime fiscal ?
Les bénéficiaires de l’ancien régime fiscal d’impatriation peuvent conserver les avantages de l’ancien régime ou bénéficier du nouveau régime. Dans le cas du passage au nouveau régime, la décision doit être prise avant le 31 janvier de l’année N+1.